{
  "model": "drbaph/OmniVoice-bf16",
  "device": "cuda:0",
  "dtype": "bfloat16",
  "language": "fr",
  "voice": "auto",
  "text": "SAMANTHA : Vous avez entendu parler de la pétition ? À ce moment-là, j’ai su que la situation allait partir en vrille.\nHARPER : C’est moi qui ai lancé la pétition, je n’ai aucune honte à le dire. Pour l’amour du ciel ! La directrice et la maîtresse restaient les bras croisés ! Renata ne savait plus à quel saint se vouer, la pauvre ! Nous devons pouvoir envoyer nos enfants à l’école en étant sûrs qu’ils ne courent aucun danger.\nMRS LIPMANN : Je proteste énergiquement. Nous ne sommes pas restées les bras croisés. Nous avions pris toutes les mesures nécessaires. Et pour que ce soit bien clair, rien ne permettait d’incriminer Ziggy.\nTHEA : Oui, je l’ai signée. Quand je pense à cette pauvre petite fille.\nJONATHAN : Bien sûr que non. Vous imaginez ce pauvre petit gosse.\nGABRIELLE : Ne le dites à personne, mais je crois que je l’ai signée par erreur. J’étais persuadée qu’il s’agissait de la pétition adressée au conseil municipal pour faire mettre un passage clouté sur Park Street.\nUne semaine avant la soirée quiz\n« Bienvenue à la réunion d’inauguration du club de lecture érotique de Pirriwee ! » s’exclama Madeline en ouvrant la porte de sa maison d’un geste théâtral. Elle s’était déjà octroyé une demi-coupe de champagne.\nQuelle idée de lancer ce club ? s’était-elle reproché en se préparant pour la soirée. Une diversion au terrible désespoir dans lequel l’avait plongée le déménagement d’Abigail. Voilà de quoi il s’agissait. Soit, le mot désespoir était probablement excessif. Il n’empêche, elle avait vécu le départ de sa fille comme un grand malheur. Bizarrement, personne ne lui apportait de fleurs ; du coup, elle s’occupait l’esprit avec un club de lecture. Un club de lecture ! Pourquoi ne se contentait-elle pas de courir les boutiques ? Madame avait eu l’extravagance de convier tous les parents de la maternelle. Dix d’entre eux avaient répondu à l’appel. Suite à quoi, elle avait jeté son dévolu sur un roman enlevé et croustillant qu’elle était sûre d’adorer, laissant à tous plus de temps qu’il n’en fallait pour le lire, avant de se rendre compte que chaque participant choisirait un livre à son tour, la condamnant sans aucun doute à lire des œuvres aussi incontournables qu’assommantes. Oh, et puis zut ! Elle n’irait pas jusqu’au bout ! Ce ne serait pas la première fois qu’elle bâclerait ses devoirs ! Elle improviserait quand on l’interrogerait. Ou alors, elle tricherait en demandant un résumé à Celeste.\n« Arrête d’ajouter “érotique” ! répondit sa première invitée, Samantha, en lui tendant une assiette de brownies. Ça commence à jaser. Carol en fait même une fixette. »\nPetite et sèche, Samantha avait un physique d’athlète, version de poche, et courait le marathon – défaut que Madeline lui pardonnait pour deux raisons : un, Samantha semblait d’une franchise à toute épreuve ; et deux, elle se laissait totalement dominer par ses fous rires. Il n’était pas rare de la voir dans la cour de récréation, accrochée au bras de quelqu’un pour ne pas littéralement s’écrouler.\nSi Madeline l’aimait beaucoup, c’était aussi parce que dès la première semaine d’école, Chloe s’était prise d’affection (le mot était faible) pour sa fille, Lily, une petite princesse aussi fougueuse qu’elle. Les craintes de Madeline concernant une éventuelle amitié entre Chloe et Skye s’étaient donc avérées infondées. Dieu merci. Après la désertion d’Abigail, recevoir la fillette de son ex-mari à la maison pour jouer avec Chloe aurait tout simplement été au-dessus de ses forces.\n« Je suis la première ? demanda Samantha. Je suis partie de la maison un peu tôt, j’avais un besoin urgent de fuir les gosses ! J’ai dit à Stu : “Je te laisse, mon vieux !” »\nMadeline la précéda dans le salon. « Suis-moi ! Je vais te servir un verre.\n– Jane vient ce soir, n’est-ce pas ?\n– Oui, pourquoi ? demanda Madeline en se retournant.\n– Je me demandais juste si elle était au courant pour cette pétition qui circule.\n– Quelle pétition ? » Madeline sentit la moutarde lui monter au nez.\nJane lui avait parlé des nouvelles accusations lancées contre son fils. Apparemment, Amabella ne voulait ni confirmer ni infirmer la culpabilité de Ziggy. Jane trouvait qu’il se comportait de manière étrange lorsqu’elle cherchait à en discuter avec lui. Elle ne savait pas s’il fallait y voir un aveu ou autre chose. La veille, elle était allée chez le médecin pour qu’il l’oriente vers un psychologue, ce qui lui coûterait sûrement les yeux de la tête. « J’ai juste besoin d’être sûre, avait-elle dit à Madeline. Tu sais, à cause de son… de son patrimoine génétique. »\nEt Madeline de se demander si les trois filles dudit géniteur brutalisaient leurs camarades de classe, tout en rougissant de honte à l’idée qu’elle n’aurait jamais dû savoir que Ziggy avait une ribambelle de demi-sœurs.\n« Pour réclamer l’exclusion temporaire de Ziggy », répondit Samantha en regardant Madeline d’un air contrit, comme si elle venait de lui écraser le doigt de pied.\n« Quoi ? C’est ridicule ! Renata ne s’imagine tout de même pas que les gens sont suffisamment mesquins pour la signer !\n– Renata n’y est pour rien. Je crois que c’est Harper qui l’a lancée. Elles s’entendent plutôt bien, non ? Je ne suis pas encore vraiment au fait de ce qui se joue au niveau des parents.\n– Harper s’entend très bien avec Renata. Elle le crie sur tous les toits dès qu’elle en a l’occasion. Les enfants précoces, ça rapproche. » Elle prit sa flûte de champagne et la vida d’un trait.\n« Bon, reprit Samantha, Amabella a l’air très mignonne et l’idée qu’un gamin la brutalise dès que les adultes ont le dos tourné, c’est affreux, mais de là à faire une pétition ? Pour se débarrasser d’un enfant de cinq ans ? C’est n’importe quoi. Je ne sais pas comment je réagirais s’il arrivait la même chose à Lily, mais Ziggy est tellement adorable avec ses grands yeux verts, et Lily dit qu’il est toujours gentil avec elle. Il l’a aidée à retrouver sa bille préférée ou quelque chose comme ça. Tu me le sers, ce verre ?\n– Désolée », dit Madeline. Puis elle s’exécuta.\n« Voilà qui explique l’étrange coup de fil de Thea. Elle vient de m’annoncer qu’elle se retirait. Je savais bien que c’était un peu bizarre parce que, depuis quelque temps, elle n’arrêtait pas de répéter qu’elle voulait trouver un club de lecture pour prendre du temps pour elle. Les scènes de sexe torrides du livre ne l’ont pas laissée indifférente, elle y a fait allusion plusieurs fois comme si on était les meilleures copines du monde, ce qui était plutôt… troublant. Et puis il y a tout juste dix minutes, elle appelle pour me dire qu’elle croule sous les obligations.\n– Elle a quatre enfants, tu sais.\n– Oui. Question logistique, ça doit être le cauchemar. »\nToutes deux éclatèrent d’un rire malicieux.\nSoudain, le fils de Madeline se mit à crier depuis son lit :\n« Je meurs de soif !\n– Papa va t’apporter un verre d’eau ! »\nLe sourire de Samantha se figea. « Tu sais ce que Lily m’a dit aujourd’hui ? Elle m’a demandé : “J’ai le droit de jouer avec Ziggy ?” Et moi : “Bien sûr.” Ensuite… » Samantha s’interrompit avant de reprendre d’une voix plus légère : « Bonsoir, Chloe ! »\nLa fille de Madeline se tenait sur le seuil, son ours en peluche serré contre sa poitrine.\n« Je croyais que tu dormais », dit Madeline sévèrement, alors même que son cœur fondait de tendresse comme chaque fois qu’elle voyait ses enfants en pyjama. Ed était censé s’occuper de Fred et Chloe pendant qu’elle recevait les parents amateurs de lecture. Il avait lu le roman mais n’avait aucune envie de participer à la réunion. L’idée même d’un club de lecture lui rappelait d’horribles souvenirs de camarades de classe prétentieux de son cours de littérature anglo-saxonne. « Si un de tes invités utilise les mots “imagerie éblouissante” ou “arc narratif”, donne-lui une gifle de ma part », avait-il dit.\n« Oui mais papa ronfle ; ça m’a réveillée. »\nSuite à une récente invasion de monstres dans sa chambre, la demoiselle avait pris l’habitude de demander à Madeline ou à Ed de s’allonger près d’elle le temps qu’elle trouve le sommeil. « Juste quelques minutes, s’il te plaît. » Ils s’endormaient, l’un comme l’autre, à tous les coups, et n’émergeaient de la chambre de leur fille qu’au bout d’une bonne heure, les yeux à demi fermés, complètement hébétés.\n« Le papa de Lily ronfle, lui aussi, dit Samantha. On dirait un train qui entre en gare.\n– Vous parliez de Ziggy ? lui demanda Chloe le plus naturellement du monde. Il pleurait aujourd’hui parce que Oliver, son papa, il lui a dit de pas s’approcher de Ziggy parce que c’est une grosse brute.\n– Oh, pour l’amour du ciel, dit Madeline. C’est le père d’Oliver, la grosse brute. Il n’y a qu’à le voir aux réunions de parents d’élèves.\n– Alors moi, je lui ai mis un coup de poing, poursuivit Chloe.\n– Tu as quoi ?\n– Mais pas fort. » Chloe se fendit d’un sourire angélique en resserrant son ours en peluche. « Ça lui a pas fait trop mal. »\nLa sonnette retentit, la voix de Fred lui faisant écho : « C’est pas pour dire, mais j’attends toujours mon verre d’eau ! » Sur ce, Samantha éclata de rire, s’accrochant aussitôt au bras de Madeline pour ne pas s’écrouler.",
  "sample_rate": 24000,
  "num_step": 16,
  "output": "/home/newappai/easyreadvoice-theatre/livres_audio/petits_secrets/tmp/40.wav",
  "timing": {
    "load_seconds": 1.451016488001187,
    "generation_seconds": 75.7046362910005,
    "audio_seconds": 499.26,
    "realtime_speedup": 6.594840480851109
  },
  "vram": {
    "allocated": 1.8997225761413574,
    "reserved": 2.51171875,
    "peak_allocated": 2.180159091949463,
    "peak_reserved": 2.51171875
  },
  "validation": {
    "finite": true,
    "nonzero": true,
    "num_samples": 11982240
  },
  "backend": "gpu-ssh",
  "server": {
    "hostname": "newappai-B550M-AORUS-ELITE",
    "python": "/home/newappai/omnivoice-test/.venv-gpu/bin/python",
    "script": "/home/newappai/.local/share/omnivoice/remote_gpu_request.py",
    "device": "cuda:0"
  }
}
